Ce mercredi 22 juillet 2026 , Nicolás Maduro comparaîtra pour la troisième fois devant un tribunal aux États-Unis , un processus qui a marqué un tournant historique dans la politique vénézuélienne et dans les relations du pays avec la justice internationale.
Six mois se sont écoulés depuis son arrestation le 3 janvier , date à laquelle l'ancien président a été incarcéré au centre de détention métropolitain de Brooklyn , accusé de trafic de stupéfiants et de possession illégale d'armes à feu . Depuis, l'affaire est supervisée par le juge Albert Hellerstein , qui a clairement indiqué qu'il s'agissait d'un procès pénal et non d'un débat politique.

Premiers affrontements devant les tribunaux
Lors de sa première comparution devant le tribunal le 4 janvier, Maduro a tenté de se présenter comme « Président de la République bolivarienne du Venezuela » et a affirmé avoir été « enlevé lors d’une intervention militaire américaine ». La réponse du juge fut sans équivoque : « Monsieur, je vous ai seulement demandé votre nom. » Par cette déclaration, Hellerstein donna le ton : aucun titre politique ne serait toléré dans son tribunal.
Interrogé sur sa position concernant les accusations portées contre lui, Maduro a insisté sur son innocence : « Je suis innocent, je ne suis pas coupable, je suis un homme honnête. »
La deuxième audience : sans titres ni privilèges
Le deuxième chapitre du procès fut également marqué par la tension. La défense de Cilia Flores , l'épouse de Maduro, tenta de la qualifier de « première dame ». Le juge l'interrompit aussitôt : « Il n'y a pas de premières dames ici. C'est un procès. »
La défense a demandé le rejet de l'affaire, invoquant l'impossibilité de payer les frais de justice en raison des sanctions de l'OFAC qui gèlent ses avoirs. Cependant, le juge Hellerstein a rejeté cette demande et a autorisé l'utilisation de fonds vénézuéliens gelés pour couvrir les dépenses, une décision qui a suscité l'indignation de la population vénézuélienne .
Quels sont les enjeux ?
La troisième audience s'annonce décisive. Maduro ne pourra plus recourir à des discours politiques ni à ses titres officiels : le tribunal a établi que cette procédure se fonde sur des crimes vérifiables, des preuves et des témoignages .
Cette affaire révèle non seulement la chute du dirigeant autoproclamé du Venezuela, mais reflète également le conflit entre la rhétorique du pouvoir et la réalité judiciaire des États-Unis .